Vous êtes ici

Verdir son toit

Toit vert écologique
© Bleu blanc vert
|

On en voit de plus en plus dans le paysage urbain québécois. Ils sont beaux, ont plusieurs vertus écologiques et même économiques. Les toits verts poussent presque comme des pissenlits.

DÉCOUVREZ D'AUTRES INSPIRATIONS POUR VOTRE AMÉNAGEMENT EXTÉRIEUR

Une qualité de vie supérieure

On s’en doute, un toit vert est un toit le plus souvent plat sur lequel un architecte ou un paysagiste a conçu un aménagement paysager. C’est bien sûr plus esthétique qu’un toit couvert de gravier gris. Mais l’intérêt de ce toit ne se limite pas à cet aspect. Le toit vert permet d’agrandir l’espace de vie des occupants, et cela est particulièrement avantageux lorsqu’ils n’ont pas de terrain. «Par exemple, lorsqu’un toit vert est aménagé sur un immeuble de bureaux, cela améliore la qualité de vie des employés, qui peuvent y manger ou y prendre des pauses», soutient Dominic Hardy, propriétaire de Bleu blanc vert, une entreprise spécialisée dans l’aménagement de toits verts.

Vertus environnementales

«Les toits verts réduisent nettement la pression sur les égouts municipaux, puisqu’ils absorbent de 70 à 90 % des eaux de pluie», affirme M. Hardy. Le toit vert fait également partie des facteurs qui contribuent à abaisser la température ambiante dans les villes, et ce, grâce à la chaleur absorbée par la végétation. «Il favorise l’accroissement de la biodiversité en devenant un milieu de vie pour certains animaux et végétaux.»

Une grande durée de vie

Point important: un toit vert a une durée de vie deux fois plus longue qu’un revêtement standard, soit de 40 à 50 ans. Pourquoi? «Parce qu’il est protégé contre les gros écarts de température et les effets néfastes des rayons ultraviolets du soleil», soutient le propriétaire de l’entreprise Bleu blanc vert. Ces éléments sont, en effet, des sources de détérioration des toits en bardeaux ou en gravier.

Précautions à prendre

Avant d’aménager un toit vert, il faut être certain que la structure pourra supporter une charge supplémentaire. Car il s’agit tout de même de 6 à 12 po de terre étalée sur l’ensemble de l’espace à verdir. Il faut particulièrement surveiller les anciennes résidences, qui n’ont pas été conçues pour supporter un tel poids. On doit aussi prêter attention aux toits dont la structure a été affaiblie pour toutes sortes de raisons (âge, charge trop lourde, etc.). En ce qui a trait aux constructions plus récentes, c’est différent. «Leur structure est assez solide et parfois même conçue pour recevoir un toit vert», détaille M. Hardy, installateur autorisé des membranes fabriquées par Sopranature.

|