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Réussir une pelouse parfaite

Réussir une pelouse parfaite
© Photos: Shutterstock
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La belle saison approche à grands pas. On s’empresse de préparer la terrasse, de nettoyer le mobilier de jardin rangé depuis l’automne ou de planter des fleurs autour du gazébo. Mais l’alternance des froids intenses avec les pluies de l’hiver dernier a ruiné la pelouse. Voyons comment lui redonner une fraîcheur verdoyante et lustrée.

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Au printemps, lorsque le sol est suffisamment sec pour permettre d’effectuer des travaux, commencez par faire une inspection détaillée de votre pelouse. Repérez les parties endommagées par les jeux des enfants, les passages répétés ou les griffes de toutou. Notez également les endroits où il vous faudra semer parce que les plantes adventices – appelées à tort «mauvaises herbes» – ont pris le dessus sur vos graminées. 
 
Une fois cette inspection complétée, passez délicatement un balai à gazon pour soulager la pelouse du surplus de feuilles mortes de l’automne précédent ainsi que des brindilles d’herbe jaunies. Cela permettra à la terre de reprendre son activité biologique plus rapidement.
 
Une pelouse trop longtemps négligée accumule une épaisseur plus ou moins importante de chaume, ce qui est un indice d’un état de santé à surveiller. On reconnaît aisément le chaume à son apparence fibreuse et à sa teinte brunâtre. Composé essentiellement de tiges, de rhizomes et de racines partiellement décomposées, il s’accumule à la surface d’une pelouse dont l’activité biologique tourne au ralenti. Présent en faible quantité (moins de 2 cm), le chaume offre une protection au sol en assurant la rétention d’eau et en agissant comme une barrière contre l’érosion et les rayons ultraviolets du soleil. Présent en trop grande quantité, toutefois, il étouffe le sol en entravant l’absorption d’oxygène et d’eau, et il peut aussi servir d’abri à certains insectes indésirables. Dans ce cas, il vous faudra déchaumer.
 
 
On associe l’accumulation excessive de chaume à des pratiques culturales inadéquates ainsi qu’à l’usage intensif d’engrais de synthèse, qui acidifient le sol et rendent plus difficile la dégradation de la matière organique. Les organismes détritivores, naturellement présents dans le sol et essentiels au maintien d’une pelouse en santé, éprouveraient davantage de difficulté à dégrader la matière organique dans un sol acide.
 
Pour déchaumer, on utilise un équipement motorisé conçu à cette fin et qu’on trouve dans un commerce de location d’outils. Notez toutefois qu’il s’agit d’une opération agressante pour le sol et qui endommage les racines délicates du gazon. À ne faire qu’en dernier recours.
 
Il existe une solution alternative, plus naturelle et plus douce, qui consiste à étendre une mince couche de compost sur le chaume dans le but de stimuler les microorganismes présents. Avec un peu de temps, une fois bien aérée, réensemencée et compostée, et son pH ajusté au besoin, la pelouse devrait retrouver un état satisfaisant.
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