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L'ABC de la climatisation

L'ABC de la climatisation
© TVA Publications | Photo: Angus McRitchie Stylisme: Marie-Josée Poupart
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À la plage ou au bord de la piscine, on apprécie le soleil et la chaleur, mais quand les températures intérieures dépassent les 28 °C, on découvre les joies de la climatisation. Il existe plusieurs solutions, selon vos besoins et la configuration de votre habitation. Voici un petit guide pour vous aider à vous y retrouver.

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Il existe trois grandes «familles» d’appareils dans le monde de la climatisation: le climatiseur individuel (de fenêtre, mural ou portatif), le climatiseur biblocs et la thermopompe. Le choix d’une thermopompe faisant appel à des considérations plus complexes, nous nous consacrerons ici essentiellement aux climatiseurs proprement dits.

Le climatiseur individuel

Climatiseur individuel

Il s’agit des modèles classiques qu’on peut installer assez facilement dans une fenêtre ou dans un mur. Depuis quelques années, on trouve de plus en plus de modèles portatifs qui peuvent être déplacés d’une pièce à l’autre ou s’adapter à des fenêtres de formes variées. On trouve aussi de plus en plus de modèles muraux, souvent plus esthétiques et silencieux que les modèles conventionnels.

Les climatiseurs individuels servent essentiellement à rafraîchir la pièce dans laquelle ils sont installés, et c’est pourquoi de nombreuses personnes décident de les installer dans la chambre, histoire d’améliorer la qualité de leur sommeil.

La puissance du climatiseur doit être choisie en fonction de l’espace à climatiser (voir le tableau) et, de façon générale, plusieurs climatiseurs moins puissants seront plus efficaces qu’un seul gros appareil. Le climatiseur individuel est davantage adapté à un appartement, à un loft ou à une petite maison.

Le climatiseur bibloc

Souvent confondu avec le climatiseur mural, parce qu’il est lui aussi installé à même le mur, on l’en distingue aisément par le fait qu’il est constitué de deux éléments essentiels: un compresseur, placé à l’extérieur, et un diffuseur mural, à l’intérieur. (En fait, un compresseur peut alimenter jusqu’à trois ou quatre diffuseurs.)

Le fait qu’il soit très silencieux est un avantage qui contribue à la popularité grandissante de ce type de climatiseur. La partie mécanique et bruyante de l’appareil étant située à l’extérieur, seul le bruit de la ventilation est perceptible à l’intérieur.

Un climatiseur bibloc doit être installé dans le haut d’un mur, pour profiter du fait que l’air frais descend, alors que l’air chaud monte. Le climatiseur bibloc s’adapte à de grandes maisons ou à des appartements sur plusieurs étages.

climatiseur bibloc

© Shutterstock

Exemple classique d’un climatiseur bibloc, avec le compresseur situé à l’extérieur et le diffuseur placé à l’intérieur, vers le haut du mur. Il faut s’attendre à débourser entre 2500 et 5000 $ pour un tel système, et pour rentabiliser un tel investissement, il faut exiger une cote TRÉS (voir le tableau ) de 20 ou plus.

 

Le rendement énergétique

Rendement énergétiqueLe rendement énergétique est un facteur important à considérer dans l’achat d’un climatiseur. Au Canada, on utilise deux cotes pour évaluer l’efficacité d’un climatiseur. La cote EER (Energy Efficiency Ratio) est indiquée en gras sur l’étiquette ÉnerGuide qu’on trouve sur les climatiseurs. Cette cote indique la véritable efficacité d’un climatiseur.

Ainsi, un climatiseur détenant une excellente cote EER pourrait rafraîchir plus efficacement une pièce qu’un climatiseur plus puissant mais à la cote peu élevée. La cote EER varie en général de 8 à 12.

Certains climatiseurs sont aussi évalués en fonction de la cote SEER (Seasonal Energy Efficiency Ratio) ou TRÉS, en français (Taux de rendement énergétique saisonnier). Depuis 2009, le TRÉS minimal accepté au Canada est de 13, et les appareils les plus efficaces peuvent offrir une cote TRÉS de 26.

Un appareil à cote TRÉS de 13 consomme environ le double de l’énergie d’un appareil de puissance identique détenant une cote de 20. Peu importe qu’on parle d’EER ou de TRÉS, on devrait toujours essayer de privilégier la plus haute cote possible, pour ne pas gonfler inutilement sa facture d’électricité.

 

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