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La vermiculite en 5 questions

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Si vous êtes propriétaires ou comptez faire l’acquisition d’une maison construite avant le milieu des années 1980, vous vous devez de connaître la problématique entourant la vermiculite anciennement utilisée pour isoler les greniers. 

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La vermiculite, c’est quoi?

La vermiculite, c’est le nom géologique d’un minerai semblable au mica. Ce matériau léger, dont la teinte varie du argent-or au brun-gris, était notamment apprécié pour ses propriétés isolantes et ignifuges. On ne s’étonne donc pas qu’un matériau performant sur les plans thermiques et acoustiques ait, avec l’appui des gouvernements, gagné la faveur des propriétaires qui souhaitent réduire leur facteur de chauffage. 

Quelle est la problématique?

Cet isolant à la vermiculite qu’on trouve le plus souvent au grenier, parfois dans les murs ou les planchers, pose toutefois le problème d’une possible contamination à l’amiante. L’amiante, on le sait, est  une fibre minérale naturelle toxique pour la santé. Elle est classée comme agent cancérigène par le Centre international de Recherche sur le cancer (CIRC). Il va donc de soi que sa présence préoccupe.

Ces isolants sont-ils tous amiantés?

Non, ce ne sont pas tous les produits isolants à la vermiculite qui sont contaminés. Au banc des accusés, celui commercialisé sous le nom de marque Zonolite MD et dont la provenance était la mine Libby au Montana. Cette mine, malheureusement, comportait un dépôt naturel d’amiante de type amphibolique responsable de la contamination de la vermiculite. Le Zonolite a été distribué à l’échelle du Canada à partir du début des années 60, jusqu’au milieu des années 80. La mine Libby fermée en 1990, comptait pour plus de 70 % de la production mondiale de vermiculite. 

Comment savoir si la vermiculite est contaminée ou non?

La seule façon de le déterminer est de soumettre des échantillons à une analyse laboratoire. Spécialisée dans l’expertise technique en lien avec l’immobilier, la compagnie Multitest, effectue ce genre de test; elle recommande la prise de trois échantillons. Pourquoi trois? Parce que la concentration d’amiante dans l’isolant n’est pas uniforme et que les fibres ont tendance à se déposer au fond de la couche. Ainsi, l’analyse d’un premier échantillon peut se révéler négatif (moins de 0,1 %), alors que le second sera positif.

Comment s’assurer de la validité du test?

L’idéal est de faire venir un technicien sur place pour la prise d’échantillon. Le supplément (environ 100 $) en vaut la peine, car le technicien sait ce qu’il a à faire. Chez Multitest, on explique que les résultats sont susceptibles de varier selon l’endroit et la façon dont les prélèvements sont faits. Il ne suffit pas de se pointer le nez par la trappe d’accès du grenier, de s’étirer le bras pour y piger trois bonnes poignées; le seul fait de mettre tous les échantillons dans un même sac risque de fausser les résultats, car il y a dilution dans la composition du mélange.

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