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Fiche de bois: Pau amarello

Pau amarello
© TVA Publications | Jean Langevin
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Remarquable pour sa couleur d’un jaune prononcé très uniforme, le pau amarello est un bois plus dur que l’érable, mais son grain semi-ouvert se compare plutôt à celui de l’acajou.

APPRENEZ-EN DAVANTAGE SUR LE BOIS

Lorsque vous le travaillez, l’amarello dégage une forte odeur épicée s’apparentant à celle du poivre. D’ailleurs, la poussière d’amarello produit un effet semblable au poivre: nez qui pique et éternuements.

Sans être aussi abrasif que le teck, l’amarello met tout de même lames et couteaux à dure épreuve. Des affûtages fréquents sont donc essentiels.

À la dégauchisseuse

Le pau amarello est un bois dense dont le fil a tendance à s’étendre dans toutes les directions, ce qui le rend plus délicat à dégauchir. Travaillez-le doucement et par couches très minces pour éviter de produire des éclats. Prévoyez, dès le départ, qu’il faudra lui faire un bon ponçage.

À la refente

Les planches d’amarello possèdent une certaine tension résiduelle qui cause fréquemment une déformation des pièces lors de leur séparation. Il est donc préférable, comme c’est souvent le cas, de prévoir des pièces de plus grandes dimensions lors de la coupe initiale. Ainsi, le bois pourra «se placer» avant que vous ne procédiez à la coupe finale.

Au collage

Comme l’amarello est un bois très dur, vous devez le maintenir beaucoup plus longtemps sous serre-joints lors de collages. En fait, prévoyez de trois à quatre fois plus de temps que lorsque vous utilisez un bois tendre.

La finition

Comme pour la plupart des bois denses et durs, l’amarello présente une belle apparence uniforme. Quelques ponçages sont cependant nécessaires pour obtenir l’effet d’une belle patine. Une finition à l’huile contribuera d’ailleurs à accentuer et à mettre en valeur cette patine naturelle du bois. S’il n’avait pas besoin d’être protégé contre l’humidité et la poussière, le pau amarello pourrait facilement être utilisé tel quel.

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