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Une maison ouverte sur l'extérieur

Une maison ouverte sur l'extérieur
© TVA Publications | Mario Melillo - Stylisme | Valérie Gilbert
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Vivre dans une maison où rien ne vient choquer l’œil, où l’on a l’impression d’évoluer dehors tout en étant dans le confort à l’intérieur: voilà le souhait du propriétaire et concepteur, aujourd’hui à la retraite. Après avoir déniché un terrain de neuf acres à Magog, il a fait de la construction de cette résidence luxueuse son «projet de maturité».

 

Le propriétaire, concepteur d’expérience, confie avoir dessiné en quelques heures à peine la maison de style californien dont la forme en T a l’avantage de multiplier les vues sur le paysage. Perfectionniste, il s’est entouré d’artisans chevronnés pour construire la résidence de 3300 pi2.

Le tout a pris cinq ans: «Je me suis assuré de bien définir chaque espace et que l’ensemble soit d’une grande cohérence. Tous les éléments – portes, cadres, etc. – ont été réalisés sur mesure, à partir de quelques matériaux que j’affectionne, notamment le bois d’acajou, une essence noble qui se travaille bien.»

Au premier coup d’œil, la maison séduit par ses volumes intérieurs aérés, ses percées généreuses sur l’environnement boisé, sa longue piscine parfaitement intégrée au bâtiment. On découvre ensuite le positionnement novateur des espaces de vie et la collection d’art québécois amassée par le propriétaire sur une soixantaine d’années.

Au rez-de-jardin, le concepteur a imaginé un vaste vestibule (200 pi2) d’une fonctionnalité exemplaire. La pièce donne sur la buanderie, une salle d’eau avec accès extérieur pour la piscine et la cave à vin d’une capacité de 700 bouteilles.

Pour marquer l’entrée d’un caractère accueillant, le propriétaire a tablé sur des murs recouverts de placage d’acajou: «Ils impriment un motif linéaire, tandis que le sol est tapissé de grands carreaux de céramique.» L’escalier, large et ouvert, associe la mélamine blanche et le verre.

 

 

Conception de la maison le propriétaire • Décoration Brigitte Lagacé, designer d’intérieur • Toile au-dessus des chaises André Philibert, artiste peintre

 

 

 

 

Avec ses rangements sur mesure en acajou et en mélamine (plus d’une soixantaine de modules!), ses lignes droites et sa fenêtre panoramique percée dans un angle, la cuisine dégage une atmosphère épurée. Le concepteur a organisé la pièce autour d’un long îlot (18 pi). Le réfrigérateur est camouflé, contrairement à l’élégant congélateur vertical en inox.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme toutes les pièces de la maison, la salle à manger est positionnée de manière à profiter de l’ensoleillement au maximum. Elle est située à l’étage, avec le séjour et la cuisine. Le propriétaire confie avoir voulu repousser les limites en ce qui a trait au nombre de fenêtres qu’il est possible d’intégrer à l’architecture:

«On a souvent l’impression qu’ici au Québec, il faut limiter les ouvertures, mais je suis satisfait du bilan énergétique de la maison.»

 

 

 

 

 

 

 

 

De vastes parois vitrées, une terrasse en cèdre qui prolonge la pièce vers la cour et un mobilier tout confort en cuir: le salon promet de bons moments de relaxation. Mais c’est la piscine qui tient lieu de vedette. Ce fabuleux bassin de 36 pieds de longueur que le propriétaire a choisi d’étendre jusqu’à l’intérieur attise la curiosité.

Le panneau de verre qui divise les deux sections est mobile. L’hiver, un couvercle est posé sur la partie intérieure de la piscine, comme pour un spa.

 

 

 

 

 

 

 

 

De nombreux balcons agrémentent la façade arrière, dont une large terrasse chauffée, attenante à la chambre principale. La pièce est du même blanc pur qu’on trouve partout dans la maison. Un foyer à gaz linéaire est posé juste à bonne hauteur pour être visible depuis le lit.

L’aménagement épuré renforce le sentiment de dormir dans un environnement paisible loin de l’agitation de la ville.

 

 

 

 

Cette pièce montre encore à quel point on a soigné la finition intérieure. La porte pleine en acajou présente une hauteur surprenante. Il n’y a pas de plinthes entre les murs et le sol, comme on en pose habituellement pour cacher les petits dénivelés et autres défauts de construction.

Tout l’éclairage est encastré dans le plafond de manière à ne pas obstruer la vue. Enfin, étant donné la beauté du paysage, on a jugé tout habillage de fenêtre superflu.

 

 

 

 

 

 

Dans la salle de bains comme dans la chambre, le confort est roi, et la nature, omniprésente. On peut s’y prélasser dans une profonde baignoire autoportante ou y admirer la vue depuis la grande cabine de douche au sol recouvert de galets.

La gestion de l’eau s’effectue par l’entremise d’un ordinateur mural où il est possible d’enregistrer les préférences de chacun.

 

 

 

 

 

 

 

 

PHOTOS | Mario Melillo - STYLISTE | Valérie Gilbert

 

 

 

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