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Une passion à partager

Jessica Harnois nous présente le cellier de Sylvain Gascon, un amoureux du vin.
© TVA Publications | Guy Beaupré
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Pour Sylvain Gascon, le vin constitue une véritable affaire de cœur, car le plaisir de la dégustation va de pair avec le bonheur d’être en bonne compagnie.

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Un parcours remarquable

Né à Montréal, Sylvain Gascon a amorcé sa carrière à la Banque Toronto-Dominion, où il a appris les fondements du financement commercial. Il s’est joint par la suite au Mouvement Desjardins, où il est aujourd’hui directeur général et chef des relations d’affaires pour le financement corporatif, marchés des capitaux de la Caisse centrale.

S’il a été initié très tôt au monde du vin, c’est grâce à ses deux frères aînés qui connaissaient bien Pierre Séguin, grand amateur de vins bourguignons. Sylvain Gascon se rappelle d’ailleurs avec nostalgie cette époque où il pouvait se procurer une caisse de Clos des Lambrays pour trois fois rien.

Pour lui, rien de tel que de partager des vins avec des proches qui sont aussi des amateurs. Ainsi, il organise régulièrement des dégustations qui s’articulent autour d’une région ou d’un vignoble en particulier.

En 1990...

Pendant que Jean Leloup immortalisait l’année 1990 avec son succès du même titre, Sylvain Gascon devenait papa pour la première fois. La naissance de sa fille Chloé, conjuguée au fait que les vins de Bourgogne étaient sublimes cette année-là, a incité M. Gascon à constituer sa cave à vin.

Alors que certains parents plantent des arbres, d’autres choisissent, comme lui, de placer des grands crus au cellier en vue de souligner le passage à l’âge adulte de leurs enfants. « Je voulais que ma fille puisse fêter ses 18 ans en dégustant des vins issus du millésime de son année de naissance, affirme-t-il. J’ai encore en cave plusieurs vins datant de cette année-là, que nous ouvrons lors des grandes occasions.»

 Les vins correspondent donc à des moments spécifiques de sa vie et il est fasciné de constater que, au fil des années, cette matière vivante se bonifie, tout comme les personnes. Camille, la deuxième fille de Sylvain Gascon, est née en 1992. Même s’il s’agit d’un millésime moins intéressant, cela ne l’a pas empêché de maintenir la tradition. Depuis, il n’a jamais cessé d’acquérir des bouteilles... et sa passion croît toujours.

Tout est dans le contenu

La cave à vin de Sylvain Gascon n’a rien de tape-à-l’œil, l’homme préférant investir dans le contenu plutôt que dans le contenant. Il n’en demeure pas moins que sa cave a été construite selon les règles de l’art et qu’elle est parfaitement fonctionnelle.

Les plans ont été dessinés par un expert en aménagement de cave à vin, mais elle a été construite par les mêmes ouvriers qui avaient par le passé procédé à la rénovation de la maison centenaire de Sylvain Gascon. Le compresseur et les supports en cèdre ont été achetés chez Vinum Design, son magasin fétiche au centre-ville de Montréal.

La cave, qui peut accueillir 1200 bouteilles, est présentement pleine à craquer. Quel beau probléme: il faudra accélérer la dégustation!

Les stars: les vins des régions Bordeaux et Bourgogne et ceux de l’Italie

Sylvain Gascon privilégie évidemment les vins de garde qui se bonifient avec le temps. Il adore la puissance des vins de Bordeaux et la finesse des vins de Bourgogne.

Il collectionne les grands crus classés comme le Château Lafite, le Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande et le Château Cos d’Estournel qui, à son avis, aurait dû être classé premier depuis longtemps. Il possède une précieuse verticale du Château Mouton Rothschild, comprenant un rare exemplaire du millésime 1978, dont l’étiquette a été peinte par l’artiste québécois Riopelle.

Sa collection favorite est la trilogie des Côte-Rôtie de Guigal qu’il a sympathiquement surnommée «  La-La-La»  (La Landonne, La Mouline et La Turque). Son cœur penche aussi pour les vins italiens, car ils sont à la fois costauds et équilibrés.

Son plus beau souvenir de dégustation remonte à 2001, lorsque Champlain Charest l’a initié au domaine de la Romanée-Conti (DRC) et qu’il a dégusté un vin de 1985 dont il se rappelle encore vivement le goût.

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