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Ouverture sur la nature

Une maison qui vit au rythme de la nature
Du côté est, d’immenses ouvertures s’élèvent sur toute la hauteur, dialoguent avec l’architecture et parachèvent la fusion espace-environnement. © TVA Publications | Yves Lefebvre
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Grise et rousse, en accord avec la nature, une maison vraie, vigoureuse, imaginée par Pierre Thibault. Bien-être et justesse de proportions y sont prioritaires.​​

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Une maison n’est jamais l’œuvre d’une seule personne. Elle résulte du travail de gens différents dont les talents culminent en une synergie bénéfique dans un lieu en osmose avec l’environnement. La recette en est à la fois simple et compliquée.

D’abord, il faut un client, ici deux clientes curieuses et d’un esprit raffiné, amoureuses des grands espaces et ouvertes aux expériences. Ensuite, il faut un architecte sensible qui puisse en matérialiser les désirs.

Qui lui-même aime que le bâtiment se lie avec la nature, que l’espace intérieur se transforme en espace extérieur et inversement. Pierre Thibault était celui-là car, au fil d’une carrière riche et pleine, il a su faire sien le mot de Pascal: «La nature qui n’est pas sensible n’est pas susceptible de passions.» De ses passions, il a d’ailleurs fait un livre, Les Maisons-nature, dans lequel il raconte l’histoire de neuf maisons; «la maison grise», celle présentée dans nos pages, est la huitième.

La maison fait corps avec le jardin et la piscine

Cette omniprésence de la nature la plonge dans un bain de fraîcheur.


​Pour compenser un rythme professionnel particulièrement stressant, les propriétaires souhaitaient une résidence secondaire à la fois chaleureuse, apaisante, sobre et surtout intemporelle. «Elles avaient, écrit Pierre Thibault, une idée de l’image de la maison, un assemblage de blocs simples déposés dans la nature, largement ouverts sur le lac.

Cette image était associée à celle d’un bâtiment industriel du début du XXe siècle, avec de grandes fenêtres et un parement extérieur en acier.» 

Finalement, l’acier a été écarté au profit d’un bois en meilleure intelligence avec la forêt. Sa couleur d’écorce a donné son nom à cette maison érigée sur un terrain de neuf acres, en surplomb d’un lac des Laurentides.

Ce qui n’empêche pas la présence d’une piscine autour de laquelle ont été aménagés un îlot de conversation et un lieu de détente (mobilier Jardin de Ville) dont la simplicité de lignes et la coloration blanche mettent en valeur l’espace végétal.​

Un parti pris de sobriété et de géométrie

«On entre par le hall principal qui donne sur le lac et, en tournant un peu la tête, on voit aussi la forêt», explique Pierre Thibault. Cet espace intérieur de 24 pi de longueur sépare les aires communes de la zone privée.

Un concept des propriétaires, l’escalier en métal, sans contre-marches (Métaux Saint-Sauveur), permet de maximiser la lumière naturelle sans nuire à l’environnement architectural accentué par les portes et les fenêtres pleine hauteur en chêne rouge et verre (Ippersiel Concept), et le sol, en céramique anthracite (Ital-Nord).

Seuls éclatent le vert acidulé du banc (Olivier Giroux) et de la chaise (Bonaldo) ainsi que, à l’étage, le rouge d’un tableau.

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