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Le faste d’hier

Le faste d’hier: un manoir remontant au début du XIXe siècle.
© TVA Publications | Yves Lefebvre
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Il y a cinq ans, Danièle et Gilles ont, sur un coup de cœur, acquis ce manoir remontant au début XIXe siècle. Ils ont choisi d’honorer les lieux en y effectuant des rénovations inspirées de l’époque de sa construction.

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C’est en 1814 que ce manoir a été érigé pour Marie-Anne-Julie Hertel de Rouville et Charles-Michel d’Irumberry de Salaberry. Ce dernier est célèbre au Canada pour avoir vaincu plus de 5000 Américains à Châteauguay, en 1813, avec des forces constituées d’environ 400 hommes.

Cette demeure chargée d’histoire est habitée aujourd’hui par un couple qui a été conquis par les lieux.

«Alors que nous faisions une promenade, nous avons vu que la maison était à vendre. Dès que nous y sommes entrés, j’ai entendu le ruissellement de la rivière», raconte Danièle avec beaucoup de passion. L’endroit respirait la sérénité auquel elle aspirait.

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Cette villa patrimoniale a préservé toute la splendeur de sa façade, inchangée depuis 200 ans. L’architecture représente bien le style des maisons du début du XIXe siècle.

Des impatiens et des géraniums rouges, placés dans des jardinières et des pots, égaient les murs de pierre.

Célébrer les richesses d’hier

Afin de respecter l’origine du domaine, ses nouveaux propriétaires ont choisi de restaurer l’intérieur de la maison dans les règles de l’art et en préservant le plus d’éléments existants possible. Si ces rénovations ont donné un lustre d’antan haut de gamme au manoir, elles ont aussi permis de le doter de tout le confort nécessaire.

Des recherches historiques scrupuleuses ont contribué à mener à bien ce projet, dont Jacinthe Girard, designer du Groupe Lahaie, s’est chargée, en collaboration avec les propriétaires.

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Le plancher en pin d’origine, qui était pourri, a été  remplacé par un élégant damier de céramique noir et blanc (Armoires Mirabel). Les quelques planches de bois sain qui subsistaient ont servi pour effectuer des réparations dans d’autres endroits de la maison.

La finition arrière du dossier des chaises de la salle à manger rappelle les tapisseries du XIXe siècle. Table, chaises et fauteuils (Mobilart).

L’ajout de boiseries sur les murs confère de la noblesse au manoir et renforce son style ancien.

Des œuvres d’art bien choisies

Dans le séjour, les canapés semblent avoir toujours été là. Il en est de même de la cheminée, qui a pourtant été entièrement refaite.

L’âtre d’origine, au charbon, a cédé la place à un foyer à gaz. Ce foyer procure de jolies flammes dont les hôtes peuvent profiter sans qu’aucune vitre ne vienne obstruer le feu.

Tantôt mats, tantôt lustrés ou semi-lustrés, les différents finis des peintures murales, qui se déclinent dans des teintes neutres, donnent de la texture à la pièce. Les tons blancs, crème et beiges y apportent fraîcheur et clarté. La toile de fond du décor se devait de correspondre fidèlement à l’époque à laquelle a été construite la demeure.

Bien qu’ils aient été achetés sur des coups de cœur, les tableaux suspendus aux murs s’harmonisent parfaitement au décor, que leurs cadres soient sobres ou très travaillés. Deux sculptures ainsi qu’un lutrin remarquable ornent la pièce. La présence d’un trop grand nombre d’objets aurait surchargée le salon.

Voyez l'importance des détails: si ce n'était de sa clé de voûte ainsi que se son jambage et de son manteau sculptés, la cheminée (Les foyers d'aujourd'hui, Boutique L'Attisée) aurait une tout autre allure. Mobilier, lutrin (Thomasville).

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