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La belle canadienne

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Calqué sur le mobilier du monastère des Augustines, un lit à poteaux torsadés Louis XIII dont on a adapté le format à la taille (et aux envies de confort) des occupants d’aujourd’hui. À son pied, un banc de cordonnier portant l’empreinte du temps.

 

Une galerie de trésors d’autrefois, tantôt sauvés des poubelles, tantôt acquis auprès d’antiquaires de renom. La maison est à la fois musée et lieu de vie.​
Le séjour respire la convivialité et la chaleur. L’accent a été mis comme il se doit sur le foyer, véritable pôle d’attraction sous le Régime français. Les pierres calcaires qui le composent ont été bouchardées, c’est-à-dire que le maçon a bosselé la surface avec des coups de ciseaux pour aplanir les pierres.

On remarque aussi la largeur inattendue de la clé de voûte qui maintient l’assemblage, la vieille planche équarrie qui la chapeaute et les portes forgées selon les techniques ancestrales.

 

 

En arrière-plan, le futur bureau-bibliothèque est occupé, pour l’heure, par la salle de jeu des enfants. Sur le mur, un interrupteur des années 20, une des belles trouvailles du proprio.

Dans l’âtre, une crémaillère en équerre trouvée à l’île d’Orléans à laquelle un chaudron est suspendu. De chaque côté du manteau de pierre, deux reproductions de fanaux à bougie. Les bûches sont conservées dans un traîneau d’enfant authentique datant du début du XXe siècle.

Les teintures légères appliquées sur les murs lambrissés accentuent les jeux de volumes à l’étage.

 

 

Trois détails bien représentatifs de la rigueur de la construction: la réplique des chambranles de la maison Montcalm, les corniches semblables à ce qu’on trouvait sous le Régime français et le vitrage à fins losanges irréguliers. Impossible de trouver une salle de bains d’esprit Nouvelle-France pour s’inspirer: elles n’existaient pas! Le proprio a donc meublé cette pièce de différentes antiquités.​

Le cadre de la salle de bains est champêtre quoique dépouillé. À défaut de lavabos anciens, le proprio a choisi deux vasques en fonte martelée. Les murs en lambris sont rehaussés d’une teinture vert pomme. Déçu du choix limité en centre de rénovation, le proprio a ​lui-même réalisé chacune des teintures utilisées dans la résidence, à partir de couleurs historiques qu’il a finement dosées.

Les nuances choisies se veulent un compromis entre les murs peints qu’on trouvait de coutume vers 1850, et le souhait du proprio de laisser transparaître les veines du bois tout en accentuant les angles de toit.

C’est au moulin Saint-Laurent de l’île d’Orléans que le proprio a trouvé l’inspiration pour la fabrication des tringles et des anneaux forgés qui soutiennent les rideaux colorés.

 

Recherche et stylisme Geneviève Simard

Aménagement Claude Fugère, architecte, en collaboration avec le proprio. Table, chaise, banc d’église Les Ateliers de la Pente Douce. Téléphone Antiquités La Nouvelle-France. Plancher en pierres d’extérieur Ledge Rock Multi-pierres.

Salle de bains: Réalisation du meuble-lavabo Ébénisterie Marquis et Filles. Lavabos, robinetterie Kohler Thalassa Domicile. Chambre principale: Lit Atelier Tenons-nous. Literie Le Royaume du Bébé. Rideaux Dial Textile. Fauteuil bien de famille. Chambre d’enfant: Lit souvenir de famille. Literie Clément. Rideaux Dial Textile. Avion Antiquités La Nouvelle-France.

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