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Comme un trésor enlevé à la mer

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Laisser la lumière rentrer

Laissant entrer une lumière vive, les immenses baies vitrées, qui ont été habillées de tentures de soie brute de couleur émeraude, s’inscrivent également dans le prolongement de la mer. Le tapis en mouton de Mongolie flirte avec le cristal Swarovski. La légèreté de la table et des tabourets en plexiglas se marie bien au cuir des canapés et des meubles en noyer.

Décidément, on craque pour son côté actuel, vivant et mouvant, pour sa fraîcheur bienvenue sous la canicule ainsi que pour sa déco­ration intelligente et élégante qui ne l’empêche pas de remplir son office de foyer accueillant lorsque s’invitent la famille et les amis.​

Ce n’est pas une histoire de pêche! L’espadon accroché au mur du salon, au-dessus du meuble de rangement en noyer, a vraiment été pêché par le propriétaire. Sur le meuble, des panneaux coulissants en miroir noir cachent, tour à tour, le téléviseur ou la bibliothèque, reflètent la pièce et donnent de la profondeur à l’espace.​

 

 Mer agitée par jour de grands vents ou mer étale sous un soleil ardent.

L’horizon infini et toutes ces teintes de bleu deviennent les seuls points cardinaux.​

Tout est une question de détails. Dans le coin salle à manger-cuisine, sous le plateau en verre de la table, la base de plexiglas évoque un iceberg. Elle est entourée de chaises à haut dossier recouvert d’un velours ciselé à rayures dans un dégradé de vert de Designers Guild.

Ce dégradé rappelle aussi bien les tentures de soie émeraude que les armoires en bambou vert pâle de la cuisine.

Les chromes de la suspension, qui font la ronde autour d’une pastille de verre, s’harmonisent avec la lampe de plancher en cristal de Swarovski, placée à côté de la chaise Récamier.

De l’autre côté de la fenêtre, sur un guéridon en chrome et en miroir, est posée une lampe avec abat-jour à motifs floraux à l’intérieur, motifs qui, le soir venu, miroitent sur le plateau circulaire.

La cuisine est presque restée telle quelle; seuls le bloc central, les tiroirs et les portes des armoires ont été recouverts d’un placage de bambou. Les dossiers en plexiglas et les coussins-galettes en Ultrasuède des tabourets, à leur tour, accentuent les différences.​

La chambre surplombe la piscine aux bassins rectangulaires et s’ouvre, dirait-on, sur l’immensité de la mer. Est-ce un rêve? Le mobilier est en noyer, le fauteuil de lecture, en suède gris, et le banc à roulettes de la coiffeuse, en plexiglas d’un ton ambré.

La base de la lampe posée sur la coiffeuse est en marbre blanc, et l’abat-jour en Ultrasuède de couleur chocolat.

Et toujours du béton au sol, que vient réchauffer une carpette en mouton de Mongolie. Aux fenêtres, de lourdes tentures à motifs de velours ciselé confèrent à la pièce la noirceur de la nuit.​

 

 

La salle de bains n’a presque pas été modifiée, mais Nancy Ricard a raffiné le décor dans un parfait accord de l’esthétique et de la fonctionnalité.

Le mur étincelle maintenant grâce à un fabuleux revêtement de Maya Romanoff, une archéologue de formation qui s’est spécialisée dans les revêtements de perles de verre, de coquilles de nacre et de paillettes de mica.

Le long meuble de toilette a été plaqué de bambou et est orné d’un plateau de granit. Le sol et le rebord de la baignoire ont été recouverts de porcelaine beige. Céramiques et sanitaires ont été achetés en Floride.

 

L’aménagement (Nancy Ricard d’Un Fauteuil pour Deux) s’articule autour de contrastes. Un tapis en mouton de Mongolie posé sur un sol de béton, des tentures émeraude en brocart de soie à motifs ton sur ton et des canapés en cuir couleur caramel, ainsi qu’une table en verre et en plexiglas entourée de chaises en Ultrasuède. Ici, les matières et les couleurs mixent le chaud et le froid.

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