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Comme à la télé...en couleurs

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Liberté maîtrisée

Dans cet appartement de 1900 pi2 ouvert sur le fleuve, jouant d’audace, il a reproduit sur un mur de 18 pi de longueur la fameuse tête d’Indien à plumes. C’est la première image qui apparaissait sur l’écran lorsqu’on tournait le bou­ton du téléviseur.

 

 

Cette mire de résolution a été développée par RCA, à qui il fallait une image qui représente un signal venu d’Amérique du Nord, qui contienne toutes les nuances de gris et qui soit ronde, parce qu’à l’époque le verre de l’écran était bombé.

Peaufinée par la suite, devenue un temps la marque de fabrique de Radio-Canada, elle nous ramène aux sources de cette lucarne magique qui a bouleversé le XXe siècle.

Passant d’une pièce à l’autre, on note la présence d’objets qui tous ont une histoire, sont les témoins d’une époque, évoquent un souvenir, animent les lieux.

Pierre Séguin a veillé à ce téles­copage des genres, ne souhaitant pas transformer son intérieur en musée de la télévision, mais en rappeler hardiment la légende.

 

Expression d’une liberté maîtrisée, d’une main d’artiste et d’un regard particulièrement anticonformiste, le salon joue du blanc et du noir et, en un clin d’œil, évoque les grandes étapes de la télévision.​

Sur un mur animé d’un bandeau lumineux (Teksho), l’image des débuts de la télévision (Numérart) et, sur un autre, les lignes qui évoquent l’arrivée de la couleur. Deux étapes de la télévision que réunit l’écran plat d’aujourd’hui.

À l’avant-plan, déposés sur la console en verre, un micro RCA, modèle DX77, utilisé par les annonceurs des débuts de la radio, une sculpture sur bois achetée au Viêtnam, un fossile de nautile, une main en cristal de Val-Saint-Lambert et une petite reproduction d’une rue de Paris à côté d’une plaque de thé chinois reçue en cadeau.

 

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