Amarré à la berge
Un couple amateur de paysages fluviaux a fait escale sur les rives nicolétaines. Il s’y est arrêté pour une halte d’une durée indéterminée.
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Dès le seuil franchi, le regard est happé par le contraste entre la terre et la mer proposé par le rez-de-chaussée.
Le bois, la pierre, la céramique et le cuir adoptent tous des teintes réconfortantes se mariant au spectacle grandiose qui s’étale derrière eux.
On le sait: le chalet n’a plus rien à voir avec la cabane en bois rond. En effet, depuis que les premiers baby-boomers ont déserté les villes pour gagner la nature, la notion de résidence secondaire n’a jamais revêtu autant de sens.


Habitué à la formule trois saisons, un couple désirait profiter l’année durant d’un lieu de retraite aux antipodes du repaire rustique.
C’est le vent du fleuve qui l’a poussé vers les berges sud du cours d’eau et qui lui a fait trouver un petit terrain riverain qui n’attendait que lui. Avec le concours de la designer d’intérieur Carolyne Déry, il a conçu un écrin propre à mettre en valeur le panorama.
«Comme nous avions déjà eu une résidence secondaire, nous savions exactement ce que nous désirions pour celle-ci, commente le propriétaire.
Le premier critère était d’avoir des fenêtres à profusion! Nous avons la chance d’avoir une vue à 180 degrés du fleuve; il fallait absolument la mettre en valeur!»
Dans un contexte épuré, chaque élément doit s’affirmer.
Les propriétaires ne voulaient pas d’un escalier banal qui ne fait que remplir docilement ses fonctions.
Il est devenu une œuvre d’art sous les doigts de la designer, qui l’a habillé de bois foncé et d’ardoise jaspée. Pour le ceinturer, une rampe ajourée de vitraux délicats s’étire jusqu’à la mezzanine.














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