Des réponses à vos questions
Q Bonjour, M. Mondor. Je vous fais parvenir une photo de mon croton et j'ai quelques questions pour vous. Pour commencer, j'aimerais savoir comment on peut faire pour partir une nouvelle plante. Puis-je couper une tige et la transplanter dans un autre pot? Aussi, comme vous pouvez le constater, il est en fleurs. Est-ce que la floraison du croton se produit souvent? Peut-on se servir des fleurs pour commencer un autre plant ? M. Pelletier
R Il n'est pas rare qu'un croton (Codiaeum) fleurisse. Toutefois, le meilleur moyen de propager cette plante est certainement de la bouturer. Le meilleur moment pour le faire est la fin de l'hiver ou le printemps. Vous devez prélever les jeunes pousses qui sont situées à l'extrémité des tiges. Sélectionnez des bouts de tiges souples et flexibles, dont l'extrémité n'est pas complètement lignifiée. Les boutures, qui doivent avoir une longueur d'environ 10 à 15 cm, sont coupées directement sous un noeud, c'est-à-dire sous l'endroit de la tige où s'insère une feuille.
Coupez, en-suite, toutes les petites tiges latérales et enlevez toutes les feuilles fixées sur la moitié inférieure de chaque bouture ; les plaies ainsi formées le long de la tige favoriseront la formation de racines. Si le feuillage est de grande dimension, je recommande de couper les feuilles restantes de moitié, de façon à limiter l'évaporation. Plongez, finalement, la base des boutures -toute la partie exempte de feuilles -dans une poudre d'enracinement contenant 0,4 % d'acide indole-3-butyrique (AIB) ou dans des algues liquides pures.
Vous devez piquer la moitié inférieure de chaque bouture dans un substrat composé d'environ une moitié de tourbe de sphaigne et une moitié de perlite grossière. Compactez très légèrement le terreau et arrosez-le abondamment. Plutôt que d'installer chaque bouture dans un pot, vous pouvez toutes les disposer dans un même contenant composé de plusieurs petits compartiments. Placez un dôme en plastique transparent sur chaque contenant, afin d'assurer une humidité constante aux plants, en évitant, toutefois, que de la condensation se forme sur les parois.
Assurez-vous régulièrement que le substrat ne soit pas sec et ajoutez un peu d'eau, au besoin. Si vous faites cette opération en mai ou en juin, les boutures peuvent être laissées à l'extérieur. Protégez-les des rayons in-tenses du soleil d'après-midi, tout en laissant un maximum de luminosité les atteindre. Les boutures faites au printemps devraient être parfaitement enracinées après une période de quelques semaines. À ce moment, vous pourrez alors les rempoter. N'oubliez pas de rentrer vos jeunes plants vers la mi-septembre.

Q Bonjour. Voudriez-vous, s.v.p., m'informer de la nature de cette plante, trouvée dans une érablière. En attente d'une réponse. Merci. Mme Bourbonnière
R La plante que vous avez trouvée est un trille rouge (Trillium erectum). Constitué de grandes fleurs à trois pétales de couleur rouge pourprée et de trois feuilles aussi larges que longues, le trille rouge est, assurément, l'une des plantes indigènes les plus caractéristiques de nos érablières. Cette plante affectionne les lieux ombragés, dont le sol est frais mais bien drainé, et dont le contenu en humus est élevé.
Je vous recommande fortement de ne pas déterrer cette plante pour la transplanter chez vous. Achetez plutôt un plant chez un pépiniériste ou, mieux, propagez-la à partir de semences. Par ailleurs, il est illégal de vendre des trilles prélevés directement dans leur milieu naturel. Malheureusement, certains pépiniéristes font fide cette loi.
Informez-vous auprès du pépiniériste quant à la provenance de ses plants. Si vous le soupçonnez de les prélever en nature, ne vous approvisionnez pas à cet endroit. Certains horticulteurs ont développé des techniques permettant, maintenant, de propager les trilles dans un laps de temps beaucoup plus court qu'en nature. Ainsi, les trilles produits à partir de semences ou à partir de culture de tissus en pépinière mettent 5 ou 6 ans à fleurir, comparativement à un délai allant de 7 à 17 ans, en milieu naturel !

Q J'ai des plants de bleuets, j'ajoute du sulfate d'aluminium ; y a-t-il autre chose à ajouter? Je vous remercie de vos précieux conseils. M. Simard
R Afin qu'ils produisent une abondante récolte, les bleuetiers doivent être plantés dans un lieu exposé au plein soleil ou à la mi-ombre, mais bien protégé des vents dominants par des conifères. De plus, ils préfèrent un sol léger, humide mais parfaitement bien drainé, dont le pH (taux d'acidité) varie de 4,0 à 5,0. Le terreau qui convient le mieux à ces plantes est constitué d'une partie de terre sableuse, d'une partie de compost et d'une partie de tourbe de sphaigne.
Chaque printemps suivant la plantation, épandez une épaisseur de 2,5 cm de compost à la base des plants sur un diamètre un peu plus large que celui de leur couronne de feuilles. Si vous désirez obtenir une production maximale de fruits, vous pouvez également les fertiliser en juin et en juillet, en aspergeant leur feuillage d'algues liquides mélangées à de l'eau tous les dix jours. Afin de maintenir une humidité constante dans le sol, il est recommandé d'installer, à la base de chaque plant une couche de paillis organique, constitué d'écorces de conifères d'une épaisseur de 10 à 15 cm et d'un diamètre d'environ 1 m.
Finalement, si vous habitez dans les basses terres du Saint-Laurent et que votre bleuetier est planté dans un sol alcalin, je vous recommande d'employer du soufre -plutôt que du sulfate d'aluminium -pour acidifier la terre ou pour la maintenir à un taux d'acidité adéquat. Vous pouvez épandre environ 60 ml (deux poignées) à la base de votre plant chaque printemps.
Q Bonjour. Mes pommetiers décoratifs ont une maladie : les feuilles tombent prématurément. J'ai utilisé un produit (bordo) qui est efficace temporairement et toxique. Est-ce qu'il existe un produit moins dommageable, autant pour l'environnement que pour l'homme? M. Laparé
R La maladie qui affecte votre pom-metier est probablement la tavelure. Cette maladie se manifeste sur les jeunes tiges, les feuilles et les fruits, par l'apparition de taches rondes légèrement boursouflées de couleur vert grisâtre ou vert olive et d'aspect velouté. Une infection précoce peut causer la chute ou la déformation des jeunes fruits en développement. Les feuilles atteintes jaunissent et tombent prématurément, défoliant, presque complètement, les arbres sévèrement infectés.
La propagation de la tavelure est accentuée par un printemps frais et pluvieux. Cette maladie ne met généralement pas la survie des arbres en danger, mais elle peut les affaiblir et les rendre plus vulnérables à d'autres ravageurs et maladies. Vous pouvez prévenir l'apparition de cette maladie en vaporisant, sur le feuillage et les tiges de votre arbre, un fongicide à base de soufre, et ce, dès la sortie des feuilles. Répétez ce traitement quatre à cinq fois à tous les sept à dix jours.
Assurez-vous qu'on n'annonce pas de pluie pour les 48 prochaines heures avant d'effectuer le traitement. De plus, ramassez et jetez aux ordures les feuilles et les fruits infectés au fur et à mesure qu'ils tombent au sol.
Les suggestions d'Albert
Un nouveau site Internet portant sur le jardinage vient de naître sur la toile. Chaque semaine, le site tv vous propose des chroniques variées et adaptées aux conditions météorologiques du Québec. Vous trouverez également, dans ce portail, divers conseils et d'astuces qui vous aideront à réaliser vos divers projets au jardin. www.melaniegregoire.tv
Vous pouvez m'envoyer un courriel à l'adresse suivante : amondor@journalmtl.com















Copyright © - Tous droits réservés. Une réalisation de 

Commentaires
Pour contribuer à la communauté, vous devez
vous connecter ou vous créer un profil.