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La cuisine d'Islande

La cuisine d’Islande

Cet article est lié au Cuisines du monde.

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L’Islande a développé une cuisine de caractère, forgée par le climat arctique, l’éloignement de l’Europe et l’héritage des Vikings. Même au 21e siècle, les traditions d’autrefois y ont toujours leur place à table. 

 

Les origines de la cuisine islandaise

La cuisine islandaise prend racine dans la tradition scandinave et l’arrivée des Vikings au 9e siècle. À cause du climat inhospitalier à l’agriculture, l’alimentation repose grandement sur les produits animaliers — principalement la viande et les produits laitiers. Vers la fin du 14e siècle, l’Islande connaît une « mini ère de glace » et les températures moyennes chutent encore plus, y rendant impossible la culture des céréales.

Il faudra attendre le début du 20e siècle pour observer une véritable évolution de la cuisine locale. La commercialisation et l’industrialisation de la pêche amorcent alors une transition vers une plus grande consommation de poisson et de légumes.

 

Des plats typiquement islandais

En Islande, un déjeuner ne serait pas complet sans skyr, un produit laitier à mi-chemin entre le yogourt grec et la crème fraîche, riche et onctueux. Les Islandais en mangent à tout moment : aux repas, en collation, allongé en breuvage, en sauce ou même en garniture pour le dessert. On peut aussi commencer la journée avec un bol de hafragrautur, un gruau d’avoine particulièrement épais, ou des crêpes pönnukökur.

Le skyr ressemble beaucoup à du yogourt grec.

Photo : story of a kitchen

 

Pour le dîner, les hot-dogs islandais — ou pylsur — ont la réputation d’être les meilleurs du monde. Le secret : en plus des traditionnelles viandes de porc et de bœuf, les saucisses ajoutent aussi de l’agneau. Pour l’expérience ultime, il faut commander son hotdog « eina með öllu », un « tout garni » avec moutarde sucrée, ketchup, oignons frits et rémoulade.

Le pylsur eina með öllu ou « hot-dog tout garni ».

Photo : MusikPris

 

Au souper, on sert souvent du hareng ou de la morue accompagné de pommes de terre, de navet et de rúgbrauð, un pain de seigle noir. Parmi les autres plats classiques, on trouve le hangikjöt (de l’agneau fumé), le kjötsúpa (un potage d’agneau), les boulettes de viande et le foie d’agneau. Les plus courageux essaieront le slátur, un boudin local, et le svid, une tête de brebis bouillie et saisie dont on mange la langue, les yeux et les oreilles…

Du hangikjöt (agneau fumé).

Photo : MusikPris

 

Du côté des desserts, on trouve le snúður (une brioche à la cannelle avec fondant au chocolat), les skúffukaka (des brownies saupoudrés de noix de coco) et le randalín, un gâteau à cinq étages aux fruits confits, à la confiture et au glaçage qu’on sert surtout à Noël.

 

L’alcool national : la « Mort noire »

Le Brennivín est un schnaps local aromatisé au cari qui rappelle la vodka ou l’eau-de-vie. Il se boit en shooter lors des occasions spéciales, comme le temps des Fêtes. Traditionnellement, on en prend un verre après avoir mangé un plan de siginn hákarl, de la chair de requin fermentée.

Sur l’étiquette originale de Brennivín, datant de 1935, on trouvait une tête de mort, d’où le surnom svarti dauði (ou « Mort noire »). Aujourd’hui, cette image a plutôt été remplacée par une représentation de l’île d’Islande.

L’alcool national Brennivín, servi avec de la chair de requin fermenté.

Photo : Science Direct

Sources : Serious Eats et Wikipédia

 

ttp://www.casatv.ca/sites/all/files/images_inline/2016-10/portrait_mikeholmes.jpg

Pour en apprendre davantage sur la

cuisine islandaise et de partout ailleurs,

joignez-vous au chef Chuck Hughes

lors de l'émission Le monde selon Chuck

sur les ondes de CASA.

 

 

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