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En vogue: les desserts traditionnels

Les desserts traditionnels
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Après les cupcakes et les macarons, les recettes classiques de grand-maman font un beau retour, au grand plaisir des dents sucrées nostalgiques. Voici trois desserts qu’on croyait passés de mode et qu’on revisite avec bonheur, parfaits pour régaler vos convives pendant les festivités de Noël.

La mode remet au goût du jour les desserts classiques et les gourmandises traditionnelles. Est-ce la tendance comfort food? Un effet collatéral de la mouvance rétro? Peu importe, on aime! Cet élan pour les desserts d’autrefois témoigne de la richesse de notre patrimoine culinaire. Ce sont des desserts qui font appel au cœur, aux souvenirs familiaux. Ce sont aussi des classiques qui ont fait leurs preuves et qu’on peut réinventer… sans trop les dénaturer.

Whoopie pie

Héritier du cupcake, moussé par nos voisins américains, tout le monde s’arrache en ce moment le whoopie pie. On en retrouve de plus en plus dans les étals des pâtisseries et des cafés. Le quoi? Le whoopie de son petit nom, sorte de gâteau-sandwich formé de deux galettes de pâte au chocolat moelleuse, maintenues ensemble par une généreuse crème à la vanille. Élu gourmandise de l’année en 2010 par le prestigieux New York Time, le whoopie pie aurait été créé par la communauté amish pour éviter de gaspiller les chutes de gâteaux. Dans bien des familles québécoises, ce dessert est baptisé le «Jos Louis maison». C’est une des spécialités de ma mère qui en fait une version encore plus gourmande en nappant le gâteau d’une ganache chocolatée. Comme il est facile à manipuler avec les doigts, c’est le dessert parfait des petites réunions informelles où tout le monde grignote debout autour d’un buffet.

Les beignets

Honnis par les nutritionnistes, les beignes ont connu un long passage à vide. Si on est aujourd’hui bien informés du contenu hyper calorique de cette collation frite, on aime y succomber tout de même de temps à autre. D’ailleurs, plusieurs adresses à la mode remettent les beignets au menu, dont le sympathique café Chez Boris, dans le quartier Mile-End et ses recettes traditionnelles de Saint-Pétersbourg, en Russie. Toujours à Montréal, les beignes du Café Sardine et de la Pâtisserie Wawel ont aussi excellente réputation. À New York, le buzz de l’heure est le cronut, un hybride de beigne (donut) et croissant. Les foodies feraient la file tous les jours devant la pâtisserie du pâtissier français Dominique Ansel à Soho pour mettre la main sur un de ces petits gâteaux.

Personnellement, je demeure partisane des beignes maison: on met la main à la pâte — c’est le cas de le dire! —, on sort la friteuse et on savoure les beignets, tout chauds, simplement saupoudrés de sucre et de cannelle. Miam!

Pouding chômeur

C’est un dessert simple et peu coûteux, né durant la crise de 1929 et typiquement québécois. À l’époque, comme certaines denrées étaient rationnées, ce gâteau renversé cuisiné sans œufs et avec de la cassonade dépannait les «ménagères». Moelleux et très sucré, le pouding chômeur, aujourd’hui rehaussé de sirop d’érable plutôt que de sucre brun, fait toujours l’unanimité. Bien fait, avec une croûte blonde, un sirop à la consistance parfaite et accompagnée d’une crème glacée de qualité, c’est divin! Les «chômeurs de luxe» apprécieront la variante au caramel salé de la Cantine Bistrot Boutique, à Montréal, ou la recette «pour chômeurs modernes» du chef Danny St Pierre, au restaurant Auguste à Sherbrooke.

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