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Critique resto: Pyrus bistronomique

Critique resto: Restaurant Pyrus bistronomique
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Pyrus bistronomique: ★★★★

Coup de toque: Beaucoup d'amour dans chacune des réalisations culinaires!

Coup de torchon: Les prix des entrées

Pyrus fait partie de cette nouvelle génération qui est en plein accord avec ce que les clients recherchent en ce moment : accueil souriant, service efficace, cuisine savoureuse, cadre et ambiance agréables. Voilà la formule idéale !

Style de restaurant

Renaud Poirier, est un jeune chef qui a roulé sa bosse, un globe-trotter passé par Toqué ! et Yves Thuriès. La rencontre avec ce formidable pâtissier doit sûrement expliquer le plaisir que le chef a pour les délicieux desserts qu'il propose au menu!

Ses voyages autour du monde avec le Cirque du Soleil, entre autres, sont reflétés aussi dans sa cuisine, par petites touches, ici et là. On sent surtout le travail, beaucoup de travail, et lorsqu'on est en présence d'un tel travail, ça s'appelle tout simplement, de l'amour !

Décor

Le cadre est agréable et les tables sont recouvertes par un napperon en papier (esprit bistro). Il y a un long bar permettant de voir s'activer les cuisiniers (idéal pour son repas) ou alors, pour prendre l'apéro en attendant sa table, tout en dégustant des tapas.

Ambiance

Il y avait beaucoup de monde, créant ainsi un brouhaha assez important. C'est festif : les clients sont heureux d'être là et ça paraît. Je suppose que l'endroit est plus calme en début de semaine, mais les fins de semaine, il faut absolument réserver.

Clientèle

Assez hétéroclite en ce samedi soir : des couples, plusieurs groupes, des franco, des anglo. J'ai beaucoup aimé ce kaléidoscope culturel.

Le repas

En attendant que notre table soit libérée, nous nous sommes installés au bar pour prendre un verre de vin et deux tapas. Samosas de boudin noir et purée de pommes à l'ail rôti (5 $ et 8 $ avec une demi-pinte de Cidre Mystique en fût). Trois petits triangles, croquants à souhait, garnis par du boudin maison.

La compote de pommes à l'ail rôti était d'une grande finesse et se mariait à merveille avec les petits samosas. Cornet de Tartare de bison truffé et crème fouettée au champignon - Trompette de la Mort (6 $ et 9 $ avec une demi-pinte de bière Griffon rousse en fût). Joliment présenté, ce petit cornet me laisse perplexe : l'ensemble est désuni, le tartare (délicieux) est masqué par cette petite interprétation qui se veut un clin d'oeil à la cuisine moléculaire. Dommage, surtout quand on voit ce que ce jeune chef est capable de faire avec ses petites cocottes remplies d'amour, le petit cornet est un peu agace comme séduction !

Pour suivre, nous avons partagé une formidable cocotte en fonte noire remplie de moules (saveur du moment). En fait, un bouillon génial parfumé avec de la poitrine de porc, servi avec les meilleures petites frites que j'ai mangées depuis des lunes. Un bijou ! Joue de veau, façon pot-au-feu et os à moelle, légumes du jardin, croûtons frottés à l'ail rôti. Encore une cocotte, plus petite celle-ci, mais chargée de passion et d'effort : j'en avais les joues rouges de plaisir gourmand.

Mais le clou de la soirée, qui prouve hors de tout doute le travail minutieux du chef et de son équipe de cuisine, c'est la cuisse de pintade, façon coq au vin, champignons sauvages et lardons, accompagnés d'un gratin dauphinois. Une exécution magistrale, un soin presque tendre, aimant, attentionné comme c'est rare de le voir. Un plat cinq étoiles, cette petite brunoise était somptueuse. Je plains quand même le cuisinier qui doit faire cette mise en place ; qu'il y trouve au moins du réconfort dans notre appréciation. Ça change tout au niveau du goût.

Voilà du travail de passionnés ; j'aime tellement ça, bravo ! Tartelette au chocolat, crème pâtissière au chocolat blanc et framboise glacée au cacao amer, milk shake au chocolat au lait. Baklava aux noisettes, poire pochée à l'hydromel, glace au yogourt (extraordinaire) et un pudding chômeur de la maman du chef !

Le service

Un maître d'hôtel qui connaît bien ses vins, un sommelier qui connaît bien le service (c'est le même), Nicolas Roy aime son métier et nous transmettre sa passion.

Carte des vins

Laissez-vous guider : la cuisine et le vin font bon ménage au Pyrus Bistronomique.

Renseignements

Combien ça coûte : Une cinquantaine de dollars, sans le vin, taxes et service.
Le quartier : À proximité du Fromentier, Fouvrac...
L'adresse : Pyrus bistronomique, 1481 Avenue Laurier Est, Montréal Téléphone : (514) 590-0777

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